"En ce matin gris et froid, lorsque je me suis réveillé de mon sommeil malaisé, je me suis avisé pour la
centième fois - mais désormais avec une conviction profonde - que mes paroles et mon attitude à votre égard avaient été irrespectueuses, impolies et en outre égoïstes".
Première phrase de "Pourfendeur de nuages" de Russell Banks, petit pavé de
867 pages...
Je vais me régaler...
par Agnès
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Dimanche 18 novembre 2007
"La Révolution est faite pour le peuple ; il est bien aisé de comprendre que par peuple, on n'entend pas cette
classe qui, privilégiée par ses richesses, a usurpé toutes les jouissances de la vie et tous les biens de la société. Le peuple est l'universalité des citoyens français : le peuple, c'est surtout
la classe immense du pauvre ; cette classe qui donne des hommes à la patrie, des défenseurs à nos frontières, qui nourrit la société par ses travaux. La Révolution serait un monstre politique et
moral, si elle avait pour but d'assurer la félicité de quelques centaines d'individus et de consolider la misère de vingt-quatre millions de citoyens. Ce serait une illusion blessante pour
l'humanité que de déclamer sans cesse le mot égalité si des intervalles immenses de bonheur devaient toujours séparer l'homme de l'homme."
Extrait de L'Instruction écrit par Joseph Fouché dont Stefan Zweig estime dans la biographie qu'il lui
consacre qu'il est le "premier manifeste nettement communiste des temps modernes" bien avant Karl Marx ou le Messager hessois des campagnes de Georges Büchner.
Ben ça alors !!
Ajout qui n'a vraiment rien à voir : cette info -ici- sur l'ouverture de la campagne de la
chasse à la baleine par les japonais.
Quand la tradition et les pratiques culturelles ont bon dos !!!!!!!!!!
par Agnès
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Après des mois passés à lire Russell Banks, puis une grande plongée dans
l'univers HarryPotterien, j'ai eu envie de retrouver un de mes auteurs préférés, Stefan Zweig, et j'ai opté pour une
biographie, celle de Fouché.
Chez Zweig, j'aime tout autant
l'oeuvre que l'homme.
Parmi ses livres, j'ai un gros faible pour les biographies même si celle qui me touche le plus reste sa propre autobiographie (Le monde
d'hier).
Quant à l'homme, je le trouve simplement digne d'admiration. J'ai adoré parcourir une partie de ses correspondances, elles révèlent bien
l'humaniste qu'il fut.
J'ai à peine lu le quart de "Fouché" mais dès le début, j'ai été frappée par la froideur qu'il témoigne à l'égard de son sujet. Je suis loin d'avoir épuisé les biographies qu'il
a écrites, mais lorsqu'on lit celle sur Marie-Antoinette, on sent la fascination presque amoureuse vis-à-vis d'elle. Il met aussi tout son talent à montrer une
Marie Stuart différente de l'image laissée dans les livres d'histoire et il nous présente un Magellan héroïque.
Alors que rien ne semble sauver Fouché, ni son physique, Zweig le présentant comme "fluet, nerveux, anémique et laid" et certainement pas sa personnalité :
calculateur, dissimulateur, manipulateur, capable de renier en un instant tous ses principes et ses amis, régicide, pilleur d'églises, "le mitrailleur de Lyon" ne travaillant qu'au
service de ses propres intérêts.
Bref, le modèle du sale type absolu, celui dont on ne risque en aucun cas de tomber follement amoureuse !!!
J'ai néanmoins hâte de lire la suite, histoire de voir s'il tient ses promesses de bassesses jusqu'au bout !!!
par Agnès
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Dit en passant...