De la nécessaire relocalisation du millet (pas Jean-François, l'autre)
Je testais hier midi une recette délicieuse à base de millet trouvée -là-.
Déjà, préciser que c'était une grande première pour moi le millet, donc je m'intéresse d'un peu plus près à mon nouvel ami et lis en détail l'étiquette.
Lire en détail l'étiquette, voilà ce qu'il aurait été judicieux de faire lorsque j'ai pris mon petit paquet de millet au Biocoop.
Parce que j'ai bien failli m'étrangler quand j'ai vu sa provenance à mon nouvel ami chinois !!!!
Il n'est pas donc possible de trouver du millet qui n'ait pas traversé en avion (moyen de transport le plus générateur de pollution) la moitié de la planète pour attérir dans mon Biocoop ????????
Trouble.
Interrogations.
Suspicion.
J'ouvre mon placard et passe en revue mes étagères dont la très grande majorité des produits provient du Biocoop.
- Tapioca : Brésil
- Semoule fine + pâtes : Italie
- Raisins secs + graines de pavot : Turquie
Le sucre a été pris en vrac, comme les lentilles, les pois cassés et les autres céréales, donc il faudra que je regarde sur place si leur provenance est indiquée.
Seules mes graines de lin et ma farine, prise à un minotier local, sont françaises !!
Cette découverte me laisse un goût vraiment amer.
Parce qu'elle va à l'encontre de mes principes les plus fondamentaux : si pour que je puisse manger bio, je dois générer une pollution importante, ma démarche n'a plus de sens.
Au contraire, elle devient un acte purement égoïste : je veux des produits sains dans mon assiette, peu m'importe comment ils y arrivent !!
Ben non, justement c'est essentiel la façon dont ils y arrivent.
A mon prochain passage au Biocoop, il faudra que j'en parle aux gérants. Savoir s'il ne leur est pas possible de s'approvisionner différemment, plus proche.