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Lundi 18 février 2008

Ceux qui me connaissent dans la vraie vie savent bien qu'on ne peut pas m'imaginer plus à ma place qu'à construire les nouveaux aménagements d'une maison pour cochons en l'occurrence ceux de Gérard et Myriam, nos producteurs bio.
Mais, bon, c'est pour LA Cause, ils ont besoin de mes petits bras, je m'appesantis pas sur le meilleur endroit où me trouver, je fais ce qu'on me demande.

Même si ça implique de se lever avant l'aube un dimanche matin, de rouler jusqu'au au fin fond du département et bien entendu de passer la journée en compagnie de cochons mais, non, Thierry et Bruno, enfin, il n'est nullement question de vous à effectuer des travaux de manutention.

Autant je m'étais débrouillée comme une bleue lors de notre dernière journée dédiée à LA Cause -ici- autant cette fois, pas question d'être prise en défaut.
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Donc, déjà, bottes en plastiques pour moi, mais impensable de porter ces
vilaines bottes vertes même au milieu des cochons, on doit savoir garder un minimum de féminité.
J'avais bien pensé aux serviettes aussi mais pas mes serviettes en bambou parce que pour s'essuyer, c'est un peu plus efficace qu'un vieux mouchoir en papier.

Bon, il se trouve que cette fois, de la pluie il n'y en eu point, on aurait même plutôt eu un peu chaud !
Ce qu'il aurait été plus judicieux de prendre hier c'était de la crème solaire, vu qu'on est rentré avec le visage rougi de légers coups de soleil.


 

Arrivés sur place, dans un grand champ près duquel paissait un troupeau de moutons et étrangement aucun cochon à l'horizon j'ai réalisé que cette journée serait un peu plus "tonique" qu'initialement envisagé.

IMG_3749.JPG
En fait d'aménagement d'une maison pour cochons c'est quoi d'ailleurs une maison pour cochons ??? il s'agissait d'installer une clôture et Gérard avait déjà commencé à disposer des piquets de bois pour nous donner quelques repères.

C'est à ce moment que j'ai fait la relation avec les masses qu'il avait fallu amener.
 

Ceux qui me connaissent dans la vraie vie savent aussi qu'on ne peut pas m'imaginer plus à mon aise qu'avec une masse dans les mains en train d'essayer d'enfoncer des piquets plus hauts que moi pour certains dans la terre. Quand j'ai réalisé que je n'avais pas d'issue et que surtout les autres filles la maniaient très bien la masse, je me suis lancée : aaaaaaarrrrrrrrrrrggggggghhhhhh !!!!!

 

Autant l'avouer, la masse c'est pas trop mon truc ! C'est lourd, ça t'arrache les bras quand tu la soulèves, ça tape jamais au bon endroit, ça retombe à deux centimètres de ton pied et surtout c'est lourd. 

 

Mais, bon, j'ai un minimum d'amour-propre et de fierté, donc je l'ai maniée la masse ce qui explique sûrement pourquoi à l'heure actuelle je ne sens plus toute la partie de mes bras allant de l'épaule au poignet et que je ne peux rien soulever excédant 20g. 

Une fois nos quelques piquets plantés, il s'agissait de mettre le grillage.
 

Facile, pensais-je sottement ! Parce que beaucoup plus fourbe que la masse, il y a les clous qui refusent de s'enfoncer dans le bois trop dur, surtout quand le marteau utilisé n'est pas adéquat.

 
 

Vers mon quatrième clou je me suis donné un très énergique coup de marteau sur le pouce gauche ce qui explique sûrement pourquoi à l'heure actuelle je n'ai toujours pas recouvré son utilisation. Comme je reste toujours très retenue dans la douleur je suis allée hurler des jurons au milieu du champ en pensant que j'allais m'évanouir et retrouver mon ongle détaché de mon doigt quand je reprendrai mes esprits me suis écartée du groupe pour attendre sereinement que la douleur passe.  

 

Après avoir cloué une petite trentaine de mètres de grillage, Gérard est venu nous annoncer que nous l'avions mis à l'envers parce que dans le grillage à moutons, il y a un haut et un bas, parfaitement en précisant que les agneaux pouvaient se faufiler dans les larges ouvertures que nous avions placées en bas.

 
 

Mais pourquoi nous parle-t-il d'agneaux m'interrogeais-je, puisqu'on construit un truc pour ses cochons. Ce n'est qu'un peu plus tard dans la matinée que j'ai enfin compris que ce que nous faisions était destiné aux moutons, ce qui expliquait le grillage à moutons et la nécessité de le poser correctement pour éviter la fuite des agneaux et surtout l'absence totale d'animal à groin et à queue en tire-bouchon dans le secteur.
Légère défaillance au niveau de l'information initiale donc !
  Merci qui ????IMG_3752.JPG

 


Un peu avant 14 heures mon calvaire travail prenait fin et nous avons pu passer à l'autre partie de la journée qui consistait à boire, manger et faire enfin une petite visite aux cochons.

Une table généreusement couverte de vin et de cochonnailles nous attendait.
IMG_3759.JPG
Premier repas de l'année pris dehors, sous un grand soleil, le 17 février, tout va bien !
Rien de tel en tous cas que ce genre de moment pour filer au lit faire une sieste bien méritée pour refaire le plein de cholestérol d'énergie : des mets délicieux dans l'assiette, un grand moment de partage et de solidarité avec des personnes qui ont en commun des valeurs identiques...

Et enfin vint la rencontre avec les cochons !
En bonne citadine que je suis, j'avais l'appareil photo greffé dans la main, m'extasiant devant le spectacle de la nature porcine.
IMG_3775.JPGIMG_3800.JPGIMG_3803.JPGIMG_3792.JPGEt ben, vous savez quoi ?
Ils semblaient heureux ces cochons.


  Et puis aussi ce lundi, je voudrais avoir une pensée toute particulière pour trois êtres chers qui ont commencé aujourd'hui à l'autre bout du monde le premier jour de leur nouvelle vie.
 
par Agnès publié dans : Des bons moments recommander
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Dimanche 23 septembre 2007

J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer notre collaboration avec des producteurs bio locaux.
Pour faire court et simple, nous avons participé à la création d'une association nommée AGAPES (Association pour Garantir une Agriculture Paysanne Equitable et Solidiare) ici, à Libourne avec quelques copains voilà près de trois ans.

Parmi les principes inscrits dans la charte, il y a le coup de main à donner au producteur en cas de travaux urgents nécessitant des bras. 
Le samedi 23 septembre étant un jour à racines je sais, ça vous avait totalement échappé mais certainement pas à Olivier notre producteur de légumes dont l'oeil reste rivé en permanence sur son calendrier biodynamique c'était ce jour-là et pas un autre qu'il convenait de ramasser les pommes de terre.

Donc, hier matin à l'heure où blanchit la campagne, direction son patelin en Dordogne pour la session de ramassage.
Ai-je besoin de préciser que c'était une grande première pour moi : c'est très logiquement que j'ai commis à peu près toutes les erreurs qu'il était possible de commettre.
Parce que la première constante à laquelle j'aurais dû m'attacher était le facteur pluie. Quinze jours sans une goutte et un grand soleil, la veille, journée estivale, mais bien sûr, samedi matin la flotte, fine, serrée, transperçante, l'idéal quand on est dessous pour attraper la crève.

C'est seulement après avoir passé la matinée à prendre l'eau (j'avais quand même pensé aux K-Ways) que m'a effleurée l'idée que des vêtements de rechange secs seraient les bienvenus. Point de vêtements de rechange, pas plus que de serviettes d'ailleurs pour s'essuyer.
Comme je n'avais pas pris d'autres chaussures pour moi non plus, j'ai vraiment béni l'inventeur du Goretex qui m'a au moins permis de ne pas avoir mes petits petons tout humides. En revanche, les chaussures de rando dans l'argile détrempée, au bout d'un moment ça pèse des tonnes !!!

S'il n'y avait pas eu la pluie, cette session de ramassage aurait été parfaite : le grand air de la campagne, la sensation d'accomplir une action utile, les copains autour...

Heureusement vint le pineau-bio-fait-maison-de-Jacky qui le servait très simplement le verre à ras-bord.
Comme il tenait absolument à ce que l'on goûte le rouge ET le blanc, après un bon demi-litre du tout, on oubliait complètement la pluie, le tee-shirt et le sweat mouillés au niveau des épaules, les mains pleines de terre lavées sur les feuilles des chênes... tout allait de nouveau très bien.
Quand Jacky a sorti son eau-de-vie-bio-faite-maison-tirant-les-100-degrés j'ai même pas réagi...

Pour éliminer l'alcool terminer la journée, nous avons suivi Jacky dans son chai pour faire le plein de pineau Olivier dans son jardin extraordinaire, celui où il produit les merveilleux légumes de nos paniers du mercredi.

Et là, j'ai eu un coup de foudre pour les choux.
Jamais je n'aurais pensé que des choux puissent proposer un tel camaïeu de couleurs, ce n'étaient plus des légumes que nous avions sous les yeux mais une véritable composition artistique avec un panel de couleurs, de formes et de structures extrêmement diversifié. Magique !!!


Quelques petites photos de cette journée dans un album sur le côté.

par Agnès publié dans : Des bons moments recommander
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Lundi 25 juin 2007

Petit avant-goût de vacances estivales hier grâce à cette journée passée à Biscarosse où des amis nous avaient invités à les rejoindre.


Au petit matin, le ciel nous gratifiait d'une belle couleur bleue et de températures en hausse. Le bocal de foie gras avait trouvé sa place dans la glacière, les cannelés fraîchement pris chez LE pâtissier de Libourne étaient sagement rangés dans leur boîte. Le premier bain de mer de l'année, la certitude de passer de bons moments avec nos amis : les conditions semblaient idéales pour passer une excellente journée.

C'était sans compter sur la rocade bordelaise qui nous a réservé deux bonnes surprises. La première, l'obligation de faire le tour par le nord-ouest (pont d'Aquitaine et Mérignac) au lieu de descendre simplement par le pont d'Arcins je n'arrive pas à l'appeler autrement que par son nom initial histoire de rallonger d'un bon tiers la distance.

La deuxième, très intéressante SURTOUT après avoir subi la première, consistait à visiter la rocade bordelaise à 90 km/h. Depuis jeudi dernier, le préfet a en effet passé la vitesse sur TOUTE la rocade de 110 km/h à 90, histoire de fluidifier le trafic en permanence saturé présence peut-être trop nombreuse de nos amis camionneurs ? ? ? ? et de limiter la pollution.

Petites contrariétés vite oubliées à notre arrivée sur Biscarosse où les pins ont immédiatement eu un effet apaisant sur moi, ben oui, je suis une vraie Landaise.

Autant l'avouer : je ne me suis pas baignée, contrairement à mon mari et ma fille, beaucoup plus courageux que moi (toutes les photos dans un album sur le côté). Mais, bon, l'eau à 17°, j'ai du mal à mettre plus que mes pieds.

Aujourd'hui retour à la normale : un automne pluvieux. Alors que j'écris ces lignes des gouttes de pluie énormes s'écrasent contre mes vitres m'en fous, je refuse de les nettoyer tant qu'il continuera à pleuvoir tous les jours et le thermomètre n'affiche même pas 20°.

Juste un grand merci à Liliane et Alain pour cette belle journée. Sans oublier, Jean-François, Christèle, Alban et la petite Adèle.

par Agnès publié dans : Des bons moments recommander
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