Donc, au retour de notre petit séjour au pays des monts d'Auvergne, nous avons eu la surprise de découvrir des squatters dans la bassine préparée pour nos tomates-cerises.

J'ai reconnu leur cri si typique immédiatement.
Et dans le même instant j'ai pensé que c'était beaucoup trop tôt.
Déjà l'année dernière, elles étaient remontées bien avant la fin de l'hiver -ici-, mais là un 9 février, y' a quand même quelque
chose qui cloche !
D'ailleurs, juste au-dessus des vignes devant la maison, elles ont semblé perdues, en manque de repères, cassant leur beau V pour tournoyer en pagaille.
Je les ai regardées faire un grand moment. Elles ont fini par retrouver la direction du nord et ont disparu à l'horizon.
Pour tous ceux qui se demandent de quoi je suis en train de parler, le passage des grues annonce, à l'automne, l'arrivée de l'hiver et à la fin de l'hiver, la fin de l'hiver justement !
Chaque saison, je guette leur passage, vieille tradition familiale, mais je n'ai vraiment pas le souvenir de les avoir vues remonter aussi tôt dans l'hiver.
Et chez vous, elles sont déjà passées les belles voyageuses ?
Lorsque nous sommes dans les Landes, comme en ce moment, ce que nous aimons le
plus, mes runnings et moi, c'est courir dans la forêt.
Pourtant, en dépit de nos belles intentions, il faut bien avouer que rien n'a été sorti de la valise nous n'avons guère multiplié les sorties
depuis notre arrivée parce que au choix : trop de brouillard, trop de Champagne, trop de chocolat, trop pas le moment voire trop pas envie.
Alors aujourd'hui, profitant du beau soleil j'ai repéché mes runnings oubliés au fond de la voiture enfilé mes runnings et nous sommes allés
faire quelques clichés du parcours que nous empruntons habituellement sauf qu'aujourd'hui en plus nous avions avec nous le vélo multi-décennal de ma mère
comment ça je triche !
Cependant la forêt n'est pas le monde merveilleux de Oui-Oui réservée aux seuls sportifs du dimanche ou non et
il faut bien la partager.
NB : le pin est une culture comme une autre dans les Landes (avant Nicolas Brémontier, les Landes étaient juste un gros marécage). Au bout d'une trentaine, quarantaine ou cinquantaine
d'années, les parcelles sont coupées et le bois alimente les papeteries ou les scieries.
C'est peu dire que je déteste et ces gens-là et leurs champs de maïs. L'été, je ne supporte plus de voir ces
marées vertes à perte de vue.
Le maïs est une plante tropicale qui nécessite BEAUCOUP d'eau, d'où ces grandes installations destinées à l'irrigation dont les pompes vont
assécher puiser dans les cours d'eau et les nappes phréatiques environnants.
Paradoxalement, ce maïs tellement dévoreur en eau, ne supporte pas d'avoir les pieds mouillés
donc au préalable le maïsculteur draîne le terrain. Donc l'eau, au lieu de s'infiltrer lentement et normalement dans la terre, est évacuée rapidement par les
drains (tuyau sur la photo) dans ces grands fossés qui l'hiver en temps de fortes pluies amènent de trop grosses quantités d'eau dans les rivières... favorisant les
inondations...
Et puis aussi, le maïsculteur, il préfère de grandes étendues, sans obstacles
: c'est plus facile et plus pratique pour passer le tracteur et empoisonner le monde avec ses traitements pesticides et ses
engrais. Donc, dès qu'il en a l'occasion, il constitue de grands champs en détruisant les talus et les haies et accessoirement la faune et la flore qui va
avec.
Sinon,
c'était vraiment très sympa comme balade...
Un petit billet façon Mrs Grillon aujourd'hui.
La brume enveloppait la ville ce matin, le pont de Pierre émergeait à peine du brouillard tandis que son vis-à-vis le pont de chemin de fer
était encore tout cotonneux.
La marée, étale, laissait les arches admirer leurs doux reflets dans la Dordogne.
Ballet de brume entre les arches...
... et ballet aquatique des mouettes.
La rive opposée paraît si loin.
Mes runnings et moi allons toujours courir dans les vignes
derrière chez nous.
J'ai bien essayé les rues alentour mais les trottoirs avec crottes de chien à gogo et les voitures bruyantes et polluantes, non merci, donc les vignes.
Comme je cours à peine plus vite qu'un escargot anémique, j'ai tout loisir de m'attarder sur la façon dont les parcelles de vignes sont
travaillées.
Chaque propriétaire ayant ses propres méthodes et convictions, suivant que l'on regarde à droite ou à gauche du chemin, les rangs de vigne proposent des
visions de la viticulture parfois totalement opposées.
Petit remue-méninges pas trop difficile du samedi.
Cette semaine notre panier de légumes comportait ceci :
Tiens, ça me fait penser qu'il faut que j'aille farfouiller dans Marmiton pour trouver des recettes.
A moins que vous n'en connaissiez ?????????
On poursuit la découverte des fruits et légumes peu conventionnels.
Hier soir, Olivier dont plus personne ne peut ignorer qu'il est notre producteur de
légumes bio avait glissé dans notre panier ces petites choses :
Une fois retirée sa délicate enveloppe, il a un goût agréablement acidulé.
Sans transition comme ils disent dans le poste, dans la famille "J'peux pas voir la poutre que j'ai dans l'oeil", je
demande le mari.
Le mien en l'occurence.
Voilà quelques temps de cela, Stéphane a commandé sur Amazon des DVD et un CD, la livraison
étant promise sous 48h. Mais dès le lendemain, on l'informe que les délais pour le CD seront plus longs et le surlendemain, ils sont de nouveau allongés.
Grosse colère, promesse de ne plus rien acheter sur ce site "Heu, souviens-toi mon chéri, cette promesse, tu l'as déjà faite la dernière fois...", envoi de méls pour se plaindre...
Réponse d'Amazon, le CD vient en fait des USA, donc nécessite un peu de temps pour l'acheminer. Stéphane redescend d'un cran.
Et ce matin, je l'ai trouvé dans la boîte ce fameux CD et compris pourquoi les délais étaient un peu longs : les USA étaient juste une étape, en fait le CD a été
expédié d'Auckland (Nouvelle-Zélande, comme les All Black).
19.000 kms et des brouettes en avion pour un malheureux CD !!!!!!!
Permets-moi de te dire, que mes petits colorants dans les biberli, c'est vraiment peanuts, peanuts à côté de la quantité phénoménale de
kérosène nécessaire à la satisfaction de ton petit plaisir musical.
C'est quand tu veux pour des leçons de consommation éthique...
Cette passiflore a été plantée voilà plus de trois ans, depuis elle a gelé au
moins deux fois et a été grillée par le soleil une fois.
Et, ben, non seulement, elle repart à chaque nouvelle saison, mais en plus, comme elle n'est pas du genre rancunier, elle nous fait des fleurs enfin, soyons honnête, une fleur !
Dit en passant...