Ces jours ci...





  ... mes pages ... 


... mes notes ... 
    

 

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Mardi 6 mai 2008
Hier, nous avons acheté ça :
Mais qu'est-ce qui leur arrive, ils vont pas bien ?????
Je vous entends d'ici vous étrangler !!!

On se calme, nous n'avons pas basculé du côté obscur de la force et n'avons nullement l'intention de consommer cette chose, merde boisson.
Non, si nous avons fait l'effort considérable de donner notre argent à cette multinationale, c'est juste parce que nous venons d'aquérir, toujours en application de la bonne vieille règle des 4R, cette ancienne serrure (qui ornera la porte de la salle d'eau réalisée par mon bricoleur de mari) :

Et rien de tel qu'un bon bain de Coca pour décaper de vieux objets rouillés et leur redonner tout le lustre qu'ils méritent.

Je me souviendrai toujours d'anciens fers à repasser vraiment très abîmés par la rouille que ma mère avait laissé mariner dans le Coca et qui étaient ressortis brillants comme des sous neufs.

Incroyables donc les qualités décapantes de cette boisson... maintenant, si ça vous dit d'en faire profiter votre estomac aussi... libre à vous !

par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (7)    ajouter un commentaire
Mardi 22 avril 2008
"Et si nous n'allions pas au supermarché ?"

C'est la question posée par six organisations (Action Consommation - Alliance Provence - la Confédération Paysanne - Minga - Nature et Progrès - Via le monde) qui proposent de faire nos courses autrement qu'au supermarché donc.

L'opération "Printemps pour un commerce équitable ici et ailleurs" débutera le vendredi 25 avril et se poursuivra jusqu'au 10 juin.

Plusieurs semaines de débats et de rencontres entre producteurs, agriculteurs, consommateurs et commerçants afin de trouver des alternatives aux sempiternelles courses du samedi à l'hyper surbondé du coin.


Tu serais prêt, toi mon gentil lecteur, à ne plus y aller au supermarché ?
Tu en as des idées pour trouver d'autres alternatives au supermarché ?



Bon et puis aussi ce soir sur Arte, diffusion à 21h du documentaire Le Cauchemar de Darwin.
par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (11)    ajouter un commentaire
Vendredi 18 avril 2008
Les déplacements en voiture restent un des points le plus douloureux dans la vie quotidienne d'un éco-citoyen.
Quand on voit le nombre de personnes seules dans leur voiture au cours des deux transhumances quotidiennes sur les axes ralliant les villes il y a vraiment matière à rager.

C'est pourquoi je voudrais aujourd'hui parler d'un nouveau portail dédié au co-voiturage : roulezmalin.com première centrale de co-voiturage créée en France et regroupant les offres des différents sites.

Les plus du co-voiturage

... pour le particulier
- réduction du budget transport (frais partagés)
- réduction de la pollution atmosphérique et sonore
- réduction du trafic
- moins de fatigue
- plus de convivialité

... pour les entreprises
- amélioration des rapports entre collaborateurs
- diminution du coût des infrastructures liée à l'accueil des voitures (parking, entretien des voies, signalisation...)
- solution alternative en cas de dysfonctionnement des transports en commun (grèves, pannes...)
- plus de convivialité

... pour les collectivités
- diminution des frais d'élargissement des routes
- rationalisation des modes de déplacement en s'incluant dans un plan de développement urbain
- engagement concret vers le développement durable
- valorisation du territoire

par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (5)    ajouter un commentaire
Vendredi 4 avril 2008
Comme je le faisais remarquer --, l'air que nous respirons dans nos intérieurs est loin d'être sain.

Intérieure ou extérieure, la pollution est bien réelle.

Quelques mesures de prévention permettant de limiter cette pollution :
- La meilleure prévention commence évidemment dès la construction du bâtiment avec l'emploi de matériaux non polluants durant leur cycle de vie (lin, chanvre, chaux, bois...).

 - Réduire, éliminer ou isoler les sources de contamination.

  
- Assurer, même en hiver, un remplacement de l'air suffisant grâce à une ventilation efficace et maintenir une température de 19° et un taux d'humidité entre 40% et 60%.

 
- Ne pas utiliser de produits susceptibles de polluer l'air (désodorisants, brûle-parfum...).

   
- Enlever la poussière.

   
- Entretenir couramment ses appareils et installations de ventilation, de chauffage, les conduits de cheminées...

   
- Profiter des bienfaits des plantes vertes.



C'est sur ce dernier point que je souhaite m'attarder aujourd'hui.
Des études menées par la NASA ont montré que beaucoup de plantes ont un rôle essentiel pour purifier l'air grâce à leur capacité à éliminer les polluants nocifs de l'air, comme le formaldéhyde, le benzène et le trichloréthylène.

Mais elles font comment au juste les plantes pour nettoyer l'air et assurer une bonne bio-épuration ??????
Une bonne quoi ?????
Kézaco la bio-épuration ???????

C'est l'ensemble des technologies qui mettent en oeuvre des micro-organismes (comme des bactéries et des levures) pour épurer un sol, de l'eau ou de l'air pollué par un composé chimique, à condition que celui-ci soit biodégradable. Il s'agit donc de sélectionner dans un premier temps au mieux le ou les micro-organisme(s) capable(s) de dégrader le(s) polluant(s) et choisir ensuite la technologie la mieux adaptée pour la mise en oeuvre et faire en sorte qu'ils opèrent de manière optimale.


Mais revenons à nos plantes.

1 - Elles convertissent le gaz carbonique en oxygène avec le processus de la photosynthèse.
2 - En transpirant, elles augmentent l'hygrométrie d'une pièce favorisant un air plus sain.
3 - Elles réalisent leur plus gros travail de dépollution en captant par leur feuillage les produits volatils qui les entourent grâce à leur capacité à faire disparaître certains produits chimiques avec leurs processus biologiques. Les produits qu'elles ne peuvent pas détruire sont transmis aux micro-organismes du sol par les racines.
Les micro-organismes achèvent le travail amorcé par la plante.

Top ten des plantes les plus performantes
1. Nephrolepis exaltata "bostoniensis"
2. Chrysalidocarpus lutenscens
3. Rhapis excelsa
4. Chrysanthème morifolium
5. Phoenix roebelinii
6. Homalomena
7. Gerbera
8. Dieffenbachia camille
9. Liriope spicata
10. Dracaena marginata

Sans oublier les ficus, les anthurium, les spatiphyllum et les azalées.

A vous de faire votre choix !

Source : plantairpur.
Merci à ma soeurette !
par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (4)    ajouter un commentaire
Vendredi 28 mars 2008
Quelle est la qualité de l'air que nous respirons au juste dans nos intérieurs (bureaux, maisons...) ?
4_1.gif
Bof, bof, pas terrible d'après ce qu'on peut aussi en lire -ici- ou encore --.

Mais heureusement, il existe des solutions...
par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (1)    ajouter un commentaire
Mercredi 19 mars 2008
 

75.000 tonnes de substances actives par an.
Première place pour la France.

Mais vraiment pas de quoi être fier puisque c'est dans la catégorie "Je suis le premier consommateur de pesticides en Europe".
gt3b2045.jpgcrédit photo : mdrgf.org

 

Forte de ce triste constat, l'ACAP (Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides) organise du 20 au 30 mars la troisième Semaine sans Pesticides.

Au programme de cette nouvelle édition, plus de 200 événements répartis dans toute la  France : des visites de fermes bio, des conférences, des projections de films, des débats, des expositions, des spectacles, des sorties sur le terrain ou encore des portes ouvertes en jardins ou exploitations agricoles.
Et pour la première fois cette année, la Belgique, l'Italie, l'Angleterre et le Québec s'associent à la manifestation.

Pour savoir ce qui se passe à côté de chez vous, c'est -ici-

par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (0)    ajouter un commentaire
Lundi 10 mars 2008

Quand ma copine de Ripe Green Ideas m'a proposé de participer avec elle à un blog communautaire sur lequel on proposerait un truc par jour pour indiquer un petit geste simple, peu coûteux, voire gratuit pour changer, économiser et au final, préserver notre planète, j'ai tout de suite accepté.

Parce que je crois fondamentalement qu'il est nécessaire qu'un très grand nombre de personnes pratique au quotidien de petits gestes en faveur de la préservation de l'environnement. Seule cette accumulation d'actes individuels aura un réel impact sur la collectivité.

un-truc-par-jour.jpg
Bien sûr des sites prodiguant des conseils, trucs et autres gestes existent déjà (cf ekolo-geek) mais en matière d'écologie, la répétition pédagogique reste primordiale.

Donc, voilà, c'est -ici- que ça se passe !

par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (4)    ajouter un commentaire
Vendredi 7 mars 2008

Aujourd'hui, je me suis couchée de bonne heure débarrassée de mon sèche-linge.
Je n'ai jamais été une adepte particulière de cette machine et je ne m'en suis jamais vraiment beaucoup servi, rapport à son gros appétit énergétique.

Rappel (cf Défi pour la Terre) : Le sèche-linge électrique dépense environ 250 kWh par an, soit 15 % de la consommation annuelle d’électricité (hors chauffage). 
Sur un an, un sèche-linge consomme 2 fois plus d’énergie qu’un lave-linge utilisé à 60 °C.
La corde à linge ou l’étendoir sont des moyens naturels pour faire sécher le linge.


Mais depuis deux hivers, je ne l'utilise carrément pas. Donc, un matin de cette semaine, je me suis plantée devant mes machines dans la salle d'eau et me suis dit que je pourrais récupérer une place plus que conséquente de rangement si je virais ce sèche-linge dévorant inutilement l'espace.

IMG_3836.JPGAussitôt dit, aussitôt fait, exit le sèche-linge et bonjour mon nouvel espace de rangement pour mes serviettes en bambou, notamment que mon bricoleur de mari est en train d'installer.

Que faire de cette machine ???
Elle est encore en bon état, n'a que peu servi et elle pourrait intéresser quelqu'un.
Et pourquoi ne pas en profiter pour tester un de ces sites de dons, d'échanges ou de recyclage qui fleurissent sur la Toile ?
J'ai largement le choix :
    - Freecycle
    - ConsOccasion
    - Milpot
    - Donnons
    - Fonebak (pour téléphones portables)
    - Recupe
    - Recyclaid
    - Recyclage solidaire (pour cartouche d'encre)
 
 
Et merci à Anne-Sophie et sa formidable barre d'outils d'Ecolo-Info qui m'a permis de trouver toutes les adresses des sites ci-dessus.

Edit fin de travaux :
IMG_3839.JPG

par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (7)    ajouter un commentaire
Mardi 4 mars 2008
Allez, on reprend un peu le cours normal de ce blog !

Tendant à devenir de jour en jour la meilleure éco-citoyenne possible, je passe souvent en revue tous les champs de notre vie quotidienne pour toujours réduire davantage notre impact sur notre environnement.
Et aujourd'hui c'est le chat qui me permet de progresser du moins, je l'espère. Brueghel notre minou donc bien que disposant d'un jardin suffisament vaste, n'en continue pas moins à faire ses besoins dans sa caisse des fois qu'il aurait trop froid dehors ou qu'il se mouillerait les pattes.

Les déchets générés par les litières sont assez monstrueux désolée j'arrive pas à trouver de chiffres, si quelqu'un en a je prends ! et viennent encombrer un peu plus les incinérateurs.
Alors, l'autre jour, j'ai regardé avec le plus grand intérêt une litière végétale proposée par le Carrouf d'à côté.

IMG_3831.JPG"La litière végétale Carrouf est une litière naturelle, désodorisante et compostable. Cette litière végétale est un produit 100% naturel, sans pesticide ni produit de traitement. Fabriquée à base de bois de résineux, elle conserve une fraîcheur constante liée à la nature du bois et un pouvoir désodorisant important."
Avantage essentiel pour moi : la litière ne finira plus dans le bac poubelle MAIS dans notre composteur.
L'emballage est en "polyéthylène, matière non dangeureuse pour l'environnement, recyclable, san
s résidus toxique à l'incinération et nécessitant moins d'énergie en fabrication."
C'est ce qui est écrit sur le paquet, mais si vous avez d'autres avis sur le polyéthylène, je prends aussi !

Le produit bénéficie de la norme NF Environnement.
Coût : 3,15€ les 8L.

Maintenant, reste à voir si cette litière plaira au minou... mais bon, s'il est pas content, ce sera pareil !!!
par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (5)    ajouter un commentaire
Jeudi 21 février 2008

Quand au détour d'une conversation, il m'arrive d'annoncer que je n'utilise plus de produits d'entretien "classiques" et que je les fabrique moi-même, je ne saurais dire pourquoi, mais ça me vaut généralement d'être regardée comme si je venais d'avouer une pratique sexuelle particulièrement déviante.

Et généralement encore vient
ensuite toujours le même argument : "Oui, mais je n'ai pas le temps" parce moi, c'est bien connu, ma seule occupation dans la vie, c'est faire mes produits d'entretien ;-)

Idée reçue n°1 : ça prend du temps.
Non, si ce n'est celui de peser votre bicarbonate, votre borate de soude... et de compter vos petites gouttes d'huile essentielle. Une fois que vos mélanges sont prêts dans votre pulvérisateur, vous en avez pour un moment.

Idée reçue n°2 : c'est compliqué à faire.
Non, si j'y arrive, tout le monde peut le faire. Je vois pas bien où est la difficulté à compter jusqu'à 15 pour mettre des gouttes d'huile essentielle dans une bouteille de vinaigre blanc.

Idée reçue n°3 : les lingettes, c'est quand même bien pratique !!! Je le sais, il m'est arrivé d'en utiliser !!!

Et là, ami lecteur de ce blog, je vais te demander de consacrer plus de 5 minutes de ton temps de cerveau disponible pour lire ce qui suit.

Je reprends in extenso l'excellente enquête faite par le site des nos amis belges parce que oui, les Belges sont nos amis d'ecoconso.be

Bonne lecture... et repensez-y la prochaine fois que vous ferez vos courses !

La lingette, tellement pratique, séduit de plus en plus les consommateurs et semble une source d’inspiration inépuisable pour les fabricants, si l’on en juge au nombre de lingettes différentes qui inondent le marché. Nous pouvons déjà faire la toilette de toute la famille et nettoyer la maison de haut en bas avec ces précieux petits chiffons. Malheureusement, la lingette n’aide pas vraiment nos poubelles à mincir. Et elle coûte plus cher qu’on ne croît... Petit tour d’horizon.

La lingette, vous connaissez.

Plus besoin de vous présenter ces petits tissus à usage unique, imprégné en général d’un produit cosmétique ou nettoyant. Il y en a pour essuyer petites et grandes fesses, pour apprendre à bout’chou à être propre, pour nettoyer ses lunettes, pour se rafraîchir les pieds ou le visage (pas avec la même lingette, bien sûr), pour se démaquiller, pour faire sa toilette à toutou... Quand toute la famille est bien propre, on s’attaque à la maison : lingettes pour nettoyer par terre, dans la cuisine, pour adoucir le linge, pour empêcher son pull blanc préféré de virer au bleu, pour... Vous suivez encore ?
La lingette, c’est pratique. Personne ne dira le contraire. Elle ne demande aucune préparation : on la sort et zou, c’est essuyé. Elle permet de se passer d’eau, elle n’est pas encombrante, on a toujours quelque chose de propre et d’hygiénique sous la main. Après le nettoyage, on la jette : pas d’entretien... Bref, la lingette a de quoi nous séduire. La publicité vante ses mérites en long et en large, et avec succès : la lingette se vend bien. En juin 2000, le magazine LSA(1) estimait que les lingettes représentaient en valeur 10% du marché des produits d’entretien de la maison. Mais il y a un bémol, du moins pour les producteurs : les consommateurs ne semblent pas rester fidèle à leur lingette très longtemps. D’où la nécessité d’en présenter d’autres et d’autres encore...
La lingette a aussi fait son entrée dans le monde professionnel : les services de nettoyage l’utilisent, bien sûr, mais aussi les dentistes, médecins, hôpitaux ou vétérinaires, qui s’en servent pour désinfecter, ainsi que le secteur horéca, les industries agro-alimentaires, les commerces,... Au bureau, on l’a à côté de son ordinateur pour donner un petit coup sur l’écran. Mais la lingette n’a pas que des bons côtés : elle coûte cher. Et son existence est éphémère : à peine a-t-elle vu la lumière du jour et hop, elle termine déjà sa brève carrière de lingette pour devenir un déchet. Conséquence : nos poubelles gonflent aussi vite que nos portefeuilles dégonflent.

La bonne nouvelle : les lingettes, même si elles sont pratiques dans certaines circonstances, on peut parfaitement s’en passer dans la vie quotidienne. Et faire de belles économies tout en préservant l’environnement.

Les lingettes, c’est... du linge ?

Les lingettes sont en général faites de fibres non tissées. Les fibres les plus utilisées aujourd’hui sont la cellulose, le polyester et la viscose. (2)
La cellulose, matière végétale et biodégradable, est souvent utilisée pour les lingettes désinfectantes. Le polyester, lui, est une fibre purement synthétique et non biodégradable. Il est très résistant, d’où sa popularité pour les lingettes qui sont plus rudement mises à l’épreuve, comme pendant le nettoyage. La viscose, produite à partir de pâte de bois, se laisse facilement imprégner, est absorbante et douce tout en étant résistante et biodégradable. Elle est souvent utilisée pour les lingettes "soins du corps".

S’il est vrai que l’on trouve des fibres biodégradables dans les lingettes, il faut relativiser : dans une décharge, la dégradation des déchets est extrêmement lente, et de toute façon les lingettes sont imprégnées de produits qui ne favorisent certainement pas la bonne décomposition. Comme les lingettes ne vont pas au compost, ne sont jamais recyclables ni réutilisables, elles deviennent bel et bien un déchet embêtant dès la première utilisation. Les matières premières sont irrémédiablement perdues...


Qu’y a-t-il donc dans ma lingette ?

Les lingettes cosmétiques :
Ces lingettes sont imprégnées de produits cosmétiques qui ont les mêmes caractéristiques que les produits que l’on peut acheter tels quels dans le commerce. Pour pouvoir mettre un cosmétique sur le marché, les fabricants doivent fournir des études toxicologiques, des informations sur le mode de production et les contrôles effectués. Ceci garantit au consommateur qu’il achète un produit sûr (mais pas forcément efficace !).

Le terme "hypoallergénique", quant à lui, signifie littéralement "qui réduit les risques d’allergie", mais ce terme n’a aucune valeur légale. Bien souvent ce terme signale juste l’absence de parfum. Il existe donc le même risque d’irritation et d’allergie ; surtout la peau sensible de bébé risque de ne pas apprécier l’usage intensif de lingettes... vigilance donc.

 

Les lingettes pour l’entretien de la maison : Imprégnés dans une lingette ou emballés dans un flacon, les produits d’entretien (sol, cuisine, salle de bains, vitres,...) posent souvent problème pour notre peau, notre santé et notre environnement. Ces produits sont en général issus de la chimie du pétrole et donc d’une ressource non renouvelable et polluante.

 

Les lingettes sont parfois imprégnées de produits dangereux (lingette dissolvant, lingette pour le nettoyage à sec, certaines lingettes pour l’entretien du sanitaire,...). L’utilisation de lingettes peut réduire le risque de certains gaspillages (renversements de bidons ouverts, oubli de refermer le bidon,...), mais la facilité d’utilisation peut nous tenter d’utiliser plus que nécessaire. Ces lingettes sont souvent vantées comme une solution plus écologique que le chiffon... mais cela dépend surtout de l’utilisateur.

Microfibres : tout autre chose !
Il existe un autre type de lingettes avec, cette fois-ci, de réels
atouts écologiques et économiques : les microfibres. Ici,
il s’agit de lavettes en polyester avec des milliers de fibres
en forme de petits crochets. Grâce à ces crochets, on peut
exercer une action mécanique et "accrocher" la saleté. Les
microfibres sont réutilisables (on les lave en machine) et nous
permettent de réduire fortement les quantités de détergents
et autres produits de nettoyage : tout l’opposé des lingettes
jetables, donc.


Efficaces, les lingettes ?

Font-elles vraiment la joie des ménagères, ces lingettes ? À voir... une étude de Test-Achats de mars 2001 (4) a examiné de plus près les performances de deux marques de lingettes pour nettoyer les surfaces. Les résultats ne sont pas convaincants : les lingettes sont pratiques, c’est sûr, mais leur efficacité laisse à désirer, leur prix est très élevé, les produits ont une odeur chimique pénétrante et la production de déchets (lingettes + emballages) est un point noir.

Les lingettes sont parfois trop grandes, ou justement trop petites. Le produit est parfois dosé trop parcimonieusement, ou appliqué trop généreusement. Bref, on est vite dans le gaspillage. Car si la lingette est trop petite ou sèche, il faut en utiliser beaucoup. Si c’est le contraire, on utilise trop de produit (ou trop de lingette) !
Toutes les lingettes sont facilement remplaçables par des alternatives plus durables. Et la lingette, faut-il le rappeler, ne nous permettra jamais de nous passer complètement des moyens plus classiques pour nettoyer notre maison en profondeur ou faire notre toilette personnelle.


Portefeuille vidé, poubelle remplie

Une famille qui se laisse tenter par les lingettes voit vite son budget exploser. Une étude du CRIOC (5) montre que nettoyer le sol avec des lingettes plutôt qu’avec le bon vieux torchon et un détergent tout usage peut coûter jusque 15 fois plus cher. En optant de façon régulière pour les lingettes, que ce soit pour l’hygiène personnelle ou l’entretien de la maison, un ménage peut augmenter la quantité de déchets qu’il produit de +/- 58 kilos par an, dont une grande partie n’est pas reprise par la collectes sélective. Ce n’est pas rien... La note à payer pour ce surplus de confort est plutôt salée : plus de 1100 euros par ménage et par an, selon cette étude.

Catégorie de produit

Déchets NR* Kg/an/ménage

Déchets R**

kg/an/ménage

Coût

EUR/an/ménage

Entretien du linge

0,899

0,726

124,35

Entretien de la maison

17,366

4,210

500,8

Hygiène

40,405

1,248

554,15

Totaux

58,67

6,184

1.179,3

*NR= non repris par la collecte sélective des déchets ménagers
**R= repris par la collecte sélective des déchets ménagers

Quand on y regarde d’encore plus près, on remarque que ce sont les lingettes les plus superflues qui coûtent le plus cher et qui produisent le plus de déchets : les petits tissus qui servent à protéger les couleurs du linge dans la machine ou à nettoyer à sec, par exemple.
En effet, un nettoyage à sec est une opération très polluante, qu’il vaut mieux éviter ou confier aux spécialistes. Pour protéger les couleurs, il suffit de bien trier le linge et de respecter les instructions du fabricant.

Catégorie

de lingettes

Scénario de

consommation

Kg/an/ménage

Déchets NR**

Par ménage

Kg/an

Déchets R***

par ménage

Kg/an

Coût pour un

ménage

EUR/an

Détachant

10 fois/an

0,039

0

3,96

Assouplissant

228 fois/an*

0,187

0,082

8,40

Nettoyage à sec

10 fois/an

0,240

0,165

34,70

Protection des couleurs

228 fois/an*

0,433

0,479

77,29

Total

 

0,899

0,726

124,35

* En moyenne, les ménages belges font 228 lessives par an.
** NR = non repris par les collectes sélectives de déchets ménagers.
*** R = repris par les collectes sélectives de déchets ménagers.

Pour l’entretien de la maison, même topo. Cela coûte plus cher qu’on ne le croit. Si on nettoie régulièrement les surfaces (salle de bains, cuisine,...), le sol, les meubles et les vitres avec des lingettes, on peut produire plus de 20 kg de déchets supplémentaires et débourser 500 euros !

 

Un cas spécial : les balais "tout en un", qui sont non seulement gourmand de lingettes, mais qui demandent parfois qu’on les "nourrisse" d’un détergent bien spécifique et de piles !


Alternatives... sans surprises

  • Les lingettes ne remplaceront jamais les produits classiques. Armé de savon ou de détergent doux, de vinaigre d’alcool, d’une éponge, lavette ou torchon, d’un balai, raclette, brosses et chiffons, on peut avoir une maison parfaitement propre. Laissez-vous guider par nos fiches-conseil !
  • La lingette vous promet une "action anti-bactérienne" ou "une hygiène parfaite" ? Rassurez-vous, désinfecter n’est nécessaire qu’en cas de maladies contagieuses et peut aussi se faire sans lingettes. En ce qui concerne les WC, pour éviter une contamination avec des bactéries fécales il faut surtout bien se laver les mains après chaque visite. Pour un WC propre et sain, un nettoyage régulier avec une brosse et un détergent à base de vinaigre suffisent. Les spécialistes s’accordent même à dire que les produits désinfectants augmentent probablement la résistance des bactéries et qu’ils peuvent causer des problèmes de peau. Ils sont également mis en cause dans l’augmentation des allergies ;
  • Pas propre, une éponge ? Pour nettoyer votre lavette, éponge ou torchon, lavez-les à 60° dans la lessiveuse ; les éponges ou lavettes peuvent aussi aller dans le lave-vaisselle ;
  • Pour votre petite et grande toilettes, préférez des produits plus simples : savon, stick déo, lait démaquillant, produit solaire, papier toilette... Pour vous aider à choisir, le Réseau Eco-consommation publiera bientôt trois nouvelles fiches-conseil ;
  • Pour éviter les lingettes détachantes, rincez le plus vite possible la tache avec un peu d’eau tiède et un peu de détergent, et mettez le vêtement à tremper si possible ; ici aussi, nos fiches-conseil peuvent vous aider ;
  • Evitez si possible les vêtements ou le linge de maison à nettoyer à sec. Si vous choisissez un tel produit, confiez son nettoyage à un spécialiste qui saura en principe mieux éviter la pollution de l’environnement par des solvants nocifs. Après le nettoyage, laissez le vêtement aérer dehors ou dans une pièce bien ventilée avant de le réutiliser !
  • N’oubliez pas que beaucoup de lingettes sont tout simplement des produits superflus : lingettes pour la détente des pieds alors qu’on peut prendre une douche ou un bain de pieds, pour nettoyer son chien alors qu’on peut le brosser, pour protéger la couleur du linge alors qu’on peut tout simplement trier...

Conclusion : utiliser peu ou pas du tout de lingettes ne peut que faire du bien à l’environnement et à votre portefeuille... et les alternatives existent.

Sources

  1. LSA n° 1683, 29 juin 2000
  2. Fil d’Ariane - Le journal de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (France, Roubaix) - Janvier 2004 - N°12 - page 2. Consultable à la page www.ensait.fr/pdf/filariane12.pdf
  3. Dossiers : "L’entretien ménager sans produits ni déchets dangereux : rapport technique". Campagne du CRIOC et de l’IBGE ; et "Nettoyants multi-usages et nettoyants pour sanitaires", dossiers consultables sur www.observ.be/FR
  4. Test Achats n° 441 - mars 2001 - page 47
  5. Étude "Lingettes jetables" du CRIOC, consultable sur le site www.observ.be/FR

A consulter également :

  • fiches conseil du REC ’cosmétiques’ et ’produits d’entretien’ sur notre site www.ecoconso.be ou en nous téléphonant au 071 300 301


par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (6)    ajouter un commentaire
Dimanche 17 février 2008

A l'image de l'arbre (en l'occurence, celui de la photo, c'est notre amandier)

L'économie positive s'inspire du modèle de l'arbre. La croissance d'un arbre est continue de sa naissance à sa mort. Loin d'affaiblir son environnement, l'arbre le nourrit. Il utilise l'énergie du soleil, toujours renouvelée et puise dans la terre les minéraux et l'eau dont il a besoin. L'eau qu'il ramène des profondeurs s'évapore ensuite et retombe ensuite sous forme de pluie, qui va servir à d'autres plantes. Les minéraux qu'il tire du sol y reviennent lorsque l'arbre perd ses feuilles. Ainsi, en se développant, l'arbre fournit à des milliers d'autres être vivants un substrat de croissance, un abri, des aliments, un microclimat favorable.

IMG_3730.JPG

Qui irait demander à un arbre de se mettre en décroissance ? Au contraire, chacun souhaite qu'il continue à se développer, car sa contribution au monde est positive.

Sur ce modèle, il est possible de dessiner un monde positif, où la restauration du capital écologique alimente la croissance économique. Un monde où chaque bâtiment, chaque champ, chaque route apporte une contribution positive à l'économie et à l'environnement, et où il est possible d'en construire suffisamment pour répondre aux besoins de l'humanité, sans regret pour l'avenir.

M. Rouer & A. Gouyon in Réparer la planète
par Agnès publié dans : Parce qu'il existe des solutions alternatives recommander
commentaires (3)    ajouter un commentaire

Je soutiens

undefined  


ecologie



ecoloinfo04.jpg
Téléchargez le guide des 7 conseils pour un achat<br>
    durable et responsable


Le temps file...

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Dit en passant...

logiciel de création de site internet sur over-blog.com -