Pourquoi les pesticides ne sont pas mes amis (et ne le seront jamais)

Publié le par Agnès

J'ai entamé hier la lecture du prometteur ouvrage de Fabrice Nicolino et François Veillerette, Pesticides - Révélations sur un scandale français.

De plus en plus d'études, de films, de documentaires (et j'en ai largement fait l'écho dans ces colonnes) montrent les effets dévastateurs des pesticides sur nos organismes, sur la faune, sur la flore...
Une séquence particulièrement éloquente du film de JP Jaud, Nos enfants nous accuseront, proposait un comparatif entre un terrain planté de vigne cultivé en bio depuis deux décennies et la parcelle juste voisine régulièrement et méthodiquement gorgée de pesticides depuis des années.
Pour résumer schématiquement, d'un côté il y avait la vie et de l'autre la mort.

C'est ce que montre aussi cet extrait du film de Jean  Druon "Alerte à Babylone" trouvé sur l'excellent site d'Emmanuelle Mayer, Néocampagne, où l'ingénieur agronome Claude Bourguignon explique simplement et efficacement en quoi l'agriculture intensive est une aberration biologique (en plus d'être criminelle donc).



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vivement 25/01/2009 15:51

Oui, c'est un vrai cauchemar, le problème c'est que c'est reel ! j'avais déjà vu cette vidéo sur un autre blog il y a longtemps, je l'ai à nouveau regardée et elle m'a encore boulversée ! Je sais que tout ce que cet homme dit est vrai. Mon père a travaillé dans une grosse ferme et il confirme. Tout ça pour s'enrichir ! Le problème est que les gens continuent à acheter tous ces produits pollués car ils n'ont pas les moyens de faire autrement ! Moi la première ! J'essaie d'agrandir la part du bio à la maison, mais ce n'est vraiment pas facile !

Rodolphe 22/01/2009 16:31

J'approuve totalement toutes les intitiatives individuelles ou collectives qui font avancer les choses ... car je crois, comme l'adage populaire, que les petites rivières font les grands fleuves.Avoue quand même qu'il y a de quoi être fataliste quand on voit des industriels couper du lait avec de la mélamine au risque de rendre malades des milliers d'enfants tout ça pour faire du fric ... surtout quand je pense, tout à fait égoïstement, que cela aurait pu tomber sur ma fille

Rodolphe 20/01/2009 16:44

D'accord, mais que faire lorsque l'on sait que les pouvoirs publics n'oseront jamais toucher à un cheveu de cette force électorale qu'est le monde paysan et que le lobbying de la FNSEA sera toujours plus important que celui de n'importe quelle organisation écologiste.Ma maman habite en pleine cambrousse et me racontait que beaucoup de céréaliers (c'est un coin à Maïs) continuaient à "passer" leur stock de substances interdites à haute dose sur leurs champs tout simplement parce qu'ils ne veulent pas jeter ce qu'ils ont payé.J'ai aussi très peur que l'usage intensif de pesticides ait une incidence sur les parcelles bio car ni les nappes phréatiques ni les vents ne font de différences.

Agnès 21/01/2009 09:09



Je crois très sincèrement que nous ne pouvons plus nous payer le luxe d'être fatalistes, cher Rodolphe, mais au bien au contraire très imaginatifs pour trouver
les solutions qui nous permettrons de faire changer les choses.
Si nous attendons que les décisions essentielles soient prises spontanément par les politiques, nous avons largement le temps de voir mourir nos enfants des
divers cancers provoqués par l'ingestion massive et continue de pesticides et autres molécules chimiques.

Regarde ta fille, pense à cet autre enfant à venir, et je te garantis que la motivation, tu vas la trouver.

Je suis en train de lire le bouquin de Séverine Millet "La statégie du colibri" qui explique de façon concrète comment mettre en oeuvre des actions qui permettent
de commencer à faire bouger les choses (monter une Amap, un pédibus, créer une cantine bio...). Pierre Rabhi est aussi un excellent moteur.
Il faut aussi te rapprocher d'assos qui ont déjà commencé le boulot.
Je crois que nous sommes en réalité assez nombreux à faire des choses mais étant trop éparpillés, nous n'avons pas de visibilité.

Mourir est une chose, certes, mais mourir les armes à la main en est une autre ;-)