





Après des mois passés à lire Russell Banks, puis une grande plongée dans
l'univers HarryPotterien, j'ai eu envie de retrouver un de mes auteurs préférés, Stefan Zweig, et j'ai opté pour une
biographie, celle de Fouché.
Chez Zweig, j'aime tout autant
l'oeuvre que l'homme.
Parmi ses livres, j'ai un gros faible pour les biographies même si celle qui me touche le plus reste sa propre autobiographie (Le monde
d'hier).
Quant à l'homme, je le trouve simplement digne d'admiration. J'ai adoré parcourir une partie de ses correspondances, elles révèlent bien
l'humaniste qu'il fut.
J'ai à peine lu le quart de "Fouché" mais dès le début, j'ai été frappée par la froideur qu'il témoigne à l'égard de son sujet. Je suis loin d'avoir épuisé les biographies qu'il
a écrites, mais lorsqu'on lit celle sur Marie-Antoinette, on sent la fascination presque amoureuse vis-à-vis d'elle. Il met aussi tout son talent à montrer une
Marie Stuart différente de l'image laissée dans les livres d'histoire et il nous présente un Magellan héroïque.
Alors que rien ne semble sauver Fouché, ni son physique, Zweig le présentant comme "fluet, nerveux, anémique et laid" et certainement pas sa personnalité :
calculateur, dissimulateur, manipulateur, capable de renier en un instant tous ses principes et ses amis, régicide, pilleur d'églises, "le mitrailleur de Lyon" ne travaillant qu'au
service de ses propres intérêts.
Bref, le modèle du sale type absolu, celui dont on ne risque en aucun cas de tomber follement amoureuse !!!
J'ai néanmoins hâte de lire la suite, histoire de voir s'il tient ses promesses de bassesses jusqu'au bout !!!
Dit en passant...