Dimanche 30 décembre 2007
Lorsque nous sommes dans les Landes, comme en ce moment, ce que nous aimons le
plus, mes runnings et moi, c'est courir dans la forêt.
Pourtant, en dépit de nos belles intentions, il faut bien avouer que rien n'a été sorti de la valise nous n'avons guère multiplié les sorties
depuis notre arrivée parce que au choix : trop de brouillard, trop de Champagne, trop de chocolat, trop pas le moment voire trop pas envie.
Alors aujourd'hui, profitant du beau soleil j'ai repéché mes runnings oubliés au fond de la voiture enfilé mes runnings et nous sommes allés
faire quelques clichés du parcours que nous empruntons habituellement sauf qu'aujourd'hui en plus nous avions avec nous le vélo multi-décennal de ma mère
comment ça je triche !
Postulat : les Landes ce sont avant tout des pins.
Parasol (avec des pignes pleines de pignons)
ou maritimes.
Le chemin chemine dans la forêt...


... ou va se perdre dans d'autres sous-bois...
... tout en offrant des rencontres inattendues (derrière les moutons, M. Héron
découvert avec la plus grande surprise au moment du visionnage des photos sur l'ordi)

Cependant la forêt n'est pas le monde merveilleux de Oui-Oui réservée aux seuls sportifs du dimanche ou non et
il faut bien la partager.
Avec les chasseurs.
Avec les sylviculteurs.
NB : le pin est une culture comme une autre dans les Landes (avant Nicolas Brémontier, les Landes étaient juste un gros marécage). Au bout d'une trentaine, quarantaine ou cinquantaine
d'années, les parcelles sont coupées et le bois alimente les papeteries ou les scieries.
Mais surtout il faut partager la forêt avec les maïsculteurs.
C'est peu dire que je déteste et ces gens-là et leurs champs de maïs. L'été, je ne supporte plus de voir ces
marées vertes à perte de vue.
Le maïs est une plante tropicale qui nécessite BEAUCOUP d'eau, d'où ces grandes installations destinées à l'irrigation dont les pompes vont
assécher puiser dans les cours d'eau et les nappes phréatiques environnants.
Paradoxalement, ce maïs tellement dévoreur en eau, ne supporte pas d'avoir les pieds mouillés
donc au préalable le maïsculteur draîne le terrain. Donc l'eau, au lieu de s'infiltrer lentement et normalement dans la terre, est évacuée rapidement par les
drains (tuyau sur la photo) dans ces grands fossés qui l'hiver en temps de fortes pluies amènent de trop grosses quantités d'eau dans les rivières... favorisant les
inondations...
Et puis aussi, le maïsculteur, il préfère de grandes étendues, sans obstacles
: c'est plus facile et plus pratique pour passer le tracteur et empoisonner le monde avec ses traitements pesticides et ses
engrais. Donc, dès qu'il en a l'occasion, il constitue de grands champs en détruisant les talus et les haies et accessoirement la faune et la flore qui va
avec.
Sinon,
c'était vraiment très sympa comme balade...
Dit en passant...